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Certains hommes commencent à perdre leurs cheveux à 17 ou 20 ans, parfois à 25 ou 30 ans. On voit distinctement le fond de la tête d'un quadragénaire sur quatre. Plus il avance en âge, plus le mâle doit donc s'attendre à perdre sa chevelure. À 50 ans, pas moins d'un homme sur deux est dégarni.
Ces plus ou moins chauves tiennent leur état de leur père et de leur grand-père tant du côté maternel que paternel. C'est la composante héréditaire (gènes) de ce que les médecins appellent l'alopécie androgénogénétique (AAG), de loin la cause la plus fréquente de la calvitie commune. Pour savoir à quoi vous attendre, regardez votre père ou jetez un œil attentif du côté des vieilles photos de famille! Rassurez-vous : ce n'est pas une maladie. Il s'agit plutôt d'une programmation familiale, qu'on «réparera» sans doute un jour quand on connaîtra à fond les gènes humains (un travail actuellement en cours chez les généticiens).
La calvitie est également très liée aux hormones mâles (androgènes). Une enzyme, la 5 alpha-réductase, convertit la testostérone en dihydrotestostérone (DHT), selon un processus normal. Les hommes atteints de calvitie commune ont des taux élevés de DHT dans le cuir chevelu. Or cette DHT raccourcit la phase de croissance des cheveux et contribue donc à leur raréfaction. La racine finit par mourir. Cette enzyme qui transforme l'hormone mâle en hormone active sur les cibles réceptrices du follicule pileux touchent particulièrement les régions du front, du sommet du crâne et des tempes.
Auteur: Guy Sabourin Source: www.servicevie.com |
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